Après deux années de fortes turbulences, le marché du crédit a retrouvé une forme de stabilité. Voici ce que cela signifie concrètement si vous avez un projet.
À l'été 2026, les taux moyens s'établissent autour de 3,4 % sur 20 ans et 3,5 % sur 25 ans, après le pic du printemps. La tendance est à la stabilisation plutôt qu'à la baisse : la phase de recul rapide observée fin 2024 et début 2025 est bel et bien terminée.
Les banques indexent en partie leurs barèmes sur l'OAT 10 ans, le taux auquel l'État français emprunte. Or celui-ci est resté élevé au premier semestre 2026, frôlant même les 4 % au printemps, sous l'effet des tensions sur la dette et du retour de l'inflation. Tant que ce contexte perdure, un retour aux taux bas d'avant 2022 reste peu probable.
Le fait marquant n'est pas le taux moyen, mais sa dispersion. Sur un même dossier, à la même date, l'écart entre deux banques peut dépasser 15 000 € de coût total. Le crédit est devenu un marché de comparaison : c'est la mise en concurrence qui fait la différence, bien plus que le « bon moment ».
Attendre une baisse hypothétique, c'est aussi s'exposer à un durcissement des conditions ou à une hausse des prix. Un bon dossier — apport, revenus stables, comptes bien tenus — obtient aujourd'hui des conditions négociables sous la moyenne du marché. La vraie variable d'ajustement reste la qualité du dossier et le nombre de banques réellement mises en concurrence.
Chiffres indicatifs à la date de publication (juillet 2026), susceptibles d'évoluer d'un mois à l'autre.